Quel avenir pour les mosquées radicales ?

prefet-Yvelines-arrete-entrainant-fermeture-mosquee-Sartrouville-jusqu-urgence-notammentdes-preches-radicaux_0_729_486

Le 20 novembre 2015, une semaine après le massacre du 13 novembre au Bataclan, Saïd Djelleb, le président de la Communauté Musulmane des Indes à Sartrouville, expliquait au journal Le Parisien qu’une minute de silence aurait lieu dans sa mosquée. Il voulait dénoncer l’acte barbare pour « montrer la position de [sa] mosquée et éviter que les gens fassent des amalgames ». Il affirmait aussi vouloir que les jeunes prennent conscience de l’acte et du fait que cela n’a pas sa place chez eux.

Deux ans plus tard, la mosquée de Sartrouville ferme cette semaine, en conséquence d’un arrêté préfectoral, a-t-on appris.

Que leur reprochent les autorités ?

Les autorités ont constaté que des propos constituant une provocation à la haine ou à la violence avaient été prononcés le 8 septembre et le 15 septembre dernier. Mais ce n’est pas tout, car la mosquée est sous surveillance depuis quelques temps déjà. Elle est considérée comme « un foyer ancien de l’islamisme radical ». Mais la salle de prière n’est pas fermée définitivement. Elle est fermée officiellement jusqu’à la fin de l’Etat d’urgence, c’est-à-dire jusqu’au 1er novembre 2017…

L’Etat a donc encore et pour l’instant la capacité de fermer les mosquées radicales mais de manière temporaire. En 2016, le gouvernement avait fermé une vingtaine de lieux de culte musulmans.

Quel sera donc l’avenir de ces mosquées radicales ?

Les mosquées radicales ont de beaux jours devant elles. C’est ce que montre l’Observatoire de l’islamisation, dirigé par Joachim Véliocas.

Dans le nouveau projet de loi du 3 octobre 2017 « renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme », il apparaît que les moquées radicales ne pourront pas fermer plus de six mois. Selon l’Observatoire de l’islamisation, cela permettrait aux mosquées de faire le ménage. Car il suffirait aux associations de gestion des mosquées de changer l’Imam, renouveler le bureau de leur association et de remplacer quelques ouvrages dans leur bibliothèque. Mais pour combien de temps ?

Pire encore, les visites et saisies ne pourront avoir lieu sans la présence de l’occupant à savoir l’imam ou le président de l’association musulmane ou de deux témoins, sur lesquels les policiers n’ont pas autorité.

Publicités

Une réflexion sur « Quel avenir pour les mosquées radicales ? »

  1. A reblogué ceci sur CITOYENS ET FRANCAISet a ajouté:
    Dans le nouveau projet de loi du 3 octobre 2017 « renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme », il apparaît que les moquées radicales ne pourront pas fermer plus de six mois

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s