De nouvelles découvertes sur l’évolution de l’espèce humaine mettent à mal la théorie de l’homme « sorti d’Afrique »


Ces derniers mois ont été le théâtre de plusieurs découvertes majeures en paléoanthropologie. Celles-ci questionnent l’origine de l’humanité et amènent à repenser les classifications enseignées jusqu’à lors. Le bulletin de réinformation vous en présente deux d’entre elles.

C’est en juin qu’a retenti le coup de tonnerre qui a vieilli l’humanité dite moderne de 100 000 ans.

Alors que l’on pensait le berceau des hommes actuels situé en Afrique de l’Est, c’est à Jebel Irhoud, au Maroc qu’ont été trouvé des restes d’Homo sapiens datés de 300 000 ans. Et ce grâce à la technique de datation : la thermoluminesence, exécutée pour ces fossiles en Suisse.

D’après le Français Jean-Jacques Hublin, co-auteur de ces travaux, l’homme de Jebel Irhound nous ressemble tant qu’on pourrait le croiser dans le métro sans le différencier de nous. Mais la boîte crânienne est encore bien différente de la morphologie moderne.

Cette grande découverte amène à penser un nouveau scénario évolutif.

Plutôt que de cantonner le berceau de l’espèce Homo sapiens seulement au Maroc, les scientifiques penchent pour un déploiement de l’espèce dans toute l’Afrique, antérieur à 300 000 ans. Mais il n’y a bien sûr aucune raison objective que ce déploiement ait concerné uniquement l’Afrique.

Ce qui permet au paléoanthropologue Antoine Balzeau d’affirmer : « Il y a donc eu pendant longtemps plusieurs espèces d’hommes à travers le monde, qui se sont croisées, ont cohabité, échangé des gènes. »

Autre découverte importante, celle de traces de pas laissés par un pré-humain, il y 5,7 millions d’années, en Crète.m

C’est 2 millions d’années de plus que les plus anciennes traces d’hominidés connues jusqu’alors. Ces empreintes de pas auraient été laissées par quelqu’un marchant debout, sur ses jambes, et elles sont très similaires à celles des humains.

Cependant, la découverte reste à confirmer. Si tel est le cas, l’aire biogéographique de nos lointains ancêtres devra être revue car elle s’étendrait au-delà de l’Afrique.

Déjà, au début de cette année, les restes d’un hominidé vieux de 7,2 millions d’années avaient été retrouvés entre la Bulgarie et la Grèce. Les découvertes non conformes à l’idéologie selon laquelle nous serions « tous des Africains » se succèdent donc.

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