Les affaires rattrapent le camp Macron

961912-news-conference-de-presse-de-en-marche-paris-26102016.jpg

Emmanuel Macron a été porté au pouvoir par les « affaires » accablant François Fillon et Marine Le Pen. Ses électeurs ont cru voir en lui un parangon de vertu qui allait renouveler les hommes et les pratiques politiques. 

Une déception sur le plan de la moralité publique pourrait donc avoir un effet dévastateur pour celui qui reste le chouchou des médias ?

Sans doute pas de quoi le priver d’une victoire aux législatives. Mais il y en a suffisamment pour écorner l’image de la Macronie, ce qui pourrait rendre la tâche du président de la République plus difficile.

De quelles affaires exactement est-il question ?

Tout d’abord l’affaire Ferrand, actuel ministre de la cohésion des territoires. On lui reproche d’abord d’avoir monté avec son épouse une juteuse affaire immobilière. Sa femme a acquis via une société civile immobilière des locaux destinés à devenir un centre de soins des Mutuelles de Bretagne. Cette opération a été menée par Richard Ferrand lui-même, alors directeur général des Mutuelles de Bretagne. Son épouse n’a pris pour ainsi dire aucun risque, puisque la promesse de vente des locaux en question était assortie d’une condition suspensive liée à la conclusion d’un bail entre sa SCI et les Mutuelles.

L’opération est a priori parfaitement légale, mais elle est cousue de fil blanc !

Elle a en effet permis un enrichissement personnel de Mme Ferrand, là où les Mutuelles de Bretagne auraient pu choisir d’acquérir elles-mêmes les locaux. C’est pourquoi une enquête pour abus de bien social ou favoritisme ne serait pas incongrue. Mais ni le Parquet national financier ni le parquet de Brest n’ont souhaité ouvrir une enquête !

La justice a été plus prompte à s’emparer des dossiers de Pénélope Fillon et des assistants parlementaires du Front national…

Le parquet a cependant été contraint d’enquêter sur d’autres assistants parlementaires du Parlement européen, qui se trouvent exactement dans la même situation que ceux du Front national : à la fois assistants parlementaires et chargés d’une mission au sein de leur parti. Marielle de Sarnez, n°2 du MODEM et également membre du gouvernement, a été citée parmi les eurodéputés mis en cause.

Rappelons par ailleurs que François Bayrou a été lui-même mis en cause pour des pratiques similaires d’emplois fictifs ou quasi-fictifs au bénéfice d’un parti.

Corinne Lepage affirme que des assistants parlementaires d’eurodéputés MODEM de 2009 à 2014 occupaient des emplois fictifs. Même type d’accusation, très étayée, pour  Nicolas Grégoire, l’ancien assistant parlementaire d’un député UDF. Décidément, l’affaire Fillon n’était qu’un prétexte !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s