Euro : l’oligarchie contre les peuples

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A quelques jours du résultat du scrutin présidentiel, l’avenir de la monnaie unique fait débat.

Si Emmanuel Macron, faisant fi des conséquences désastreuses de la monnaie unique sur l’industrie française, tient à « maintenir un euro fort », Marine Le Pen est quant à elle revenue sur sa promesse d’une sortie de la zone euro dès son élection.

La candidate patriote sait que l’opinion publique française n’est pas encore prête à franchir le pas d’une sortie de l’euro.

Si Marine Le Pen est consciente d’être pleinement en phase avec une majorité de nos compatriotes sur de très nombreux sujets essentiels – la fin nécessaire de l’immigration, la lutte contre l’insécurité et le fondamentalisme islamique, le retour des frontières, l’instauration d’un protectionnisme intelligent, l’abandon définitif du TAFTA et du CETA, le rôle majeur de l’Etat stratège dans la vie de la nation,  etc., etc. – elle sait aussi que la pédagogie est de mise au sujet de l’euro.

Comment convaincre les Français que l’euro les mène à la ruine ?

L’euro a déjà broyé l’Europe du sud : Grèce, Espagne, Portugal, Italie. Les acquis sociaux de ces pays ont été détruits, ou sont en passe de l’être. De nombreux économistes, et non des moindres, Jacques Sapir en France, ou le prix Nobel Joseph Stiglitz aux Etats-Unis, diagnostiquent la fin inéluctable de l’euro. En cause : un taux d’intérêt unique et un taux de change externe unique pour dix-neuf pays ayant des substrats économiques totalement différents.

Deux blocages mortifères pour les économies les moins compétitives, dont la seule marge de manœuvre est une politique budgétaire qui conduit à adopter des mesures socialement répressives, la fameuse « casse sociale » préconisée de concert par Fillon et Macron.

C’est donc la révolte des peuples qui aura raison de la monnaie unique ?

Une perspective terrifiante, parce qu’elle s’accompagnera de violences paroxystiques. Lors de cette campagne, Marine Le Pen fut la seule candidate a évoqué le spectre d’un « guerre civile » liée aux diktats de la technocratie européiste. Mais une prise de conscience populaire avant l’échéance finale n’est pas exclue. Comme l’affirmait Charles Maurras, il faut malgré tout parier sur l’intelligence des peuples…

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