Présidentielles : une totale imprévisibilité

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L’élection présidentielle est maintenant dans un peu plus de six semaines, et les sondages traduisent toujours une grande instabilité des électeurs

Impossible, à l’heure actuelle, de faire le moindre pronostic, tant les rebondissements de cette campagne atypique ont perturbé l’électorat. Chez les Républicains, les affaires savamment distillées par la presse et les défections en vague ont réduit le camp Fillon en charpie. Mais fort de son succès populaire au Trocadéro dimanche dernier, le candidat officiel de la droite et du centre veut encore croire que la victoire est possible. Si les cadres sarkozystes ont annoncé ce mardi qu’ils rentraient dans le rang, les juppéistes, quant à eux, n’ont toujours pas digéré la décision de leur chef de ne pas se porter candidat. La rencontre annoncée entre Fillon, Sarkozy et Juppé n’a d’ailleurs pas eu lieu. Encore agacé, Juppé n’aurait pas voulu se prêter à cette « mise en scène », dixit l’un de ses proches.

A gauche, Hamon et Mélenchon viennent de signer un pacte de non-agression…

Cela après s’être livrés un combat acharné pour savoir qui pourrait le mieux « incarner l’unité ». On retiendra de ces échanges le « corbillard socialiste » lancé par Mélenchon. Mais non-agression ne signifie pas union, alors qu’idéologiquement, les deux compères sont quasiment sur la même ligne, celui d’un socialisme archaïque qui oppose capital et travail. L’un et l’autre n’ont d’ailleurs pas su récupérer le vote ouvrier, perdu depuis des lustres par la gauche.

Quid du Front National ?  

Ce mardi, un sondage, après beaucoup d’autres, place encore Marine Le Pen en tête du premier tour, avec 27 % des voix, devant Emmanuel Macron, 24 %. Au deuxième tour, Macron l’emporterait avec plus de 60 % des voix. La présidente du Front national reste donc apparemment confrontée au fameux « plafond de verre », même si la plupart des idées qu’elle incarne sont maintenant plébiscitées par les Français, voire par certains ténors du monde politique. Ainsi de Jean-Luc Mélenchon qui s’est déclaré opposé à l’installation de réfugiés en France…

Macron peut donc remporter les élections ?

Certes, le « leader » d’En Marche ! a actuellement le vent en poupe. Mais ses prises de positions contradictoires, ses envolées pathologiquement mystiques, l’inconsistance de son programme, sa versatilité, son incapacité à constituer une majorité parlementaire s’il est élu, ou encore les affaires qui sont en train d’émerger autour de sa personne, tout cela risque de dégonfler la « baudruche Macron » plus rapidement que prévu.

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