L’investiture de Donald Trump : la grande peur des bienpensants

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Ça y est ! Il n’est plus le « président élu », mais le président des Etats-Unis en titre, 45ème d’une liste qui débute avec George Washington, élu pour sa part un 30 avril 1789. Alors que la gauche mondiale, complotiste à souhait, avait prédit des débordements de violence, voire des attentats, la cérémonie s’est déroulée selon un impeccable rituel. Quant aux manifestations des anti-Trump, elles n’ont rassemblé que quelques centaines de personnes dans tout le pays.

« Ce 20 janvier, le peuple américain est redevenu maître chez lui, a déclaré le nouveau président. Nous avons enrichi des armées étrangères, nous avons dépensé des milliards de dollars hors de nos frontières, pendant que nos infrastructures tombaient en ruines et que nos classes moyennes étaient dépossédées. Regardons l’avenir avec confiance. Maintenant, c’est « America first » a-t-il martelé. Nous sommes protégés par nos armées, par nos forces de l’ordre, et avant tout par Dieu ». 

Alors que le système de santé de Etats-Unis, malgré l’Obamacare, est au 37ème rang mondial, le système éducatif au 26ème rang, que les autoroutes du pays font davantage penser au tiers-monde qu’à la première puissance mondiale, le discours volontariste de Trump a séduit les classes moyennes.

Restaurer les services de l’Etat, c’est paradoxalement ce qu’attendent de nombreux Américains de ce chef d’entreprise milliardaire, élu qui plus est sous l’étiquette républicaine. Trump a promis une politique de grands travaux, afin de redonner un visage présentable aux infrastructures du pays.

Concernant l’Obamacare : « Nous aurons un système de santé bien moins cher, et meilleur », a-t-il promis. Dans le domaine de l’emploi, déjà Amazon vient de créer 100.000 emplois aux « States », et le constructeur automobile Ford relocalise après un simple tweet de celui qui n’était que le « président élu ». Trump a prévenu : « Je serai le plus grand créateur d’emplois que Dieu ait jamais créé ».

Les Européens s’attendent d’ores et déjà à des changements majeurs dans la politique étrangère des Etats-Unis.

Le nouveau président l’a affirmé il y a quelques jours à Bild, « L’Otan est obsolète », remarquant que les Etats-Unis assurent à eux-seuls 70% des dépenses de l’alliance. La première victime en Europe du recentrage américain pourrait être l’Ukraine, actuellement soutenue à bout de bras, financièrement et militairement, par les Etats-Unis. Une bonne nouvelle pour les forces prorusses de l’est. L’Etat mafieux du Kossovo a également tout à redouter de la disparition de la manne américaine. La main tendue de Trump à Moscou est aussi une divine surprise, alors que l’élection annoncée d’Hillary Clinton se serait traduit par une crispation accrue des relations entre les deux puissances, voire par un conflit armé aux conséquences terrifiantes.

En revanche, les relations avec l’Iran sont plus incertaines, alors qu’il faut rendre justice à Obama d’avoir su résister au lobby sioniste qui a tout fait pour que les Etats-Unis rentrent en guerre contre la République islamique. Quant à la Chine, Trump n’oublie pas qu’elle détient plus de 1.000 milliards de dollars d’obligations américaines. Paradoxalement, à ces niveaux-là, c’est le débiteur, l’Oncle Sam, qui est en position de force. En novembre, la Chine s’est délesté de 66 milliards de dollars de dette américaine, pour la 6ème fois de l’année 2016, afin de réduire son exposition. Notons que ce n’est pas la Chine qui est le principal détenteur de la dette américaine, mais le Japon.

Du point de vue du style, notons la classe de Donald Trump qui a remercié son prédécesseur pour la qualité de la passation de pouvoir, alors qu’il y a une quinzaine de jours, Obama avait donné une conférence de presse particulièrement déplacée, au cours de laquelle il avait brocardé son successeur de manière parfaitement gratuite.

Le 45ème président a donné au 44ème une petite leçon de savoir-vivre, le prenant chaleureusement par le bras au cours de la cérémonie. « Je suis le président de tous les Américains » a déclaré le successeur de George Washington.

Manquant une nouvelle fois au protocole, Obama, qui aurait dû quitter la capitale après la cérémonie, y a donné une conférence de presse au cours de laquelle il s’est distribué de nombreux satisfécits concernant son action à la Maison Blanche, assurant même que le monde était aujourd’hui plus sûr qu’il ne l’était lorsqu’il est arrivé au pouvoir. Hollande n’aurait pas fait plus grotesque. En revanche, Trump ne devrait pas être aussi magnanime envers les Clinton, Hillary et Bill, à propos desquels il aurait déclaré à son entourage : « I’ll reduce them to porridge », je vais les réduire en bouillie… La perspective de bientôt voir ces deux fripouilles derrière les barreaux devrait sincèrement réjouir le cœur de tout honnête homme…

Alors que les Etats-Unis paraissaient devoir être les garants immuables du libre-échange, le nouveau président entend s’engager sur la voie du protectionnisme et de la démondialisation.

Trump est un partisan des relations bilatérales, à l’opposé des mondialistes qui ne jurent que par blocs. Dans son entretien à Bild, Trump s’est félicité du Brexit. Les relations de confiance qu’il a noué avec le Premier ministre britannique Theresa May sont tout à fait éclairantes sur le pragmatisme du nouveau président.

Donald Trump annoncera sous peu le retrait des Etats-Unis du Traité de partenariat transpacifique (TPP, traité de libre-échange visant à intégrer les économies de plusieurs Etats d’Asie, d’Océanie et d’Amérique), qu’il a qualifié de « catastrophe en puissance pour les Etats-Unis ». Là aussi, le TPP sera progressivement remplacé par des accords commerciaux bilatéraux afin de ramener l’emploi et l’industrie sur le sol américain. Une renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena, rassemblant les Etats-Unis, le Canada et le Mexique) est aussi attendue. Quant au Traité transatlantique, il rejoint les poubelles de l’histoire avant d’être né, au grand dam de la bureaucratie bruxelloise et de ses laquais socialistes et républicains français.

Il n’y a pas que les eurocrates qui font la tête depuis l’élection de Trump : George Soros aussi.

On se souvient que l’oligarque américano-israélo-hongrois avait dépensé en pure perte des millions de dollars pour s’opposer à la candidature puis à l’élection de Donald Trump, inondant de dons le parti démocrate rebaptisé Soros Party par les Américains. Soros avait parié sur une baisse des marchés consécutive à l’élection de Trump. Erreur ! Dopée par les promesses du nouveau président concernant les baisses d’impôt, la bourse ne s’est jamais aussi bien portée. Montant de l’ardoise pour l’oligarque : un milliard de dollars, selon le Wall Street Journal.

L’équipe de Trump a par ailleurs demandé à la diplomatie russe l’ensemble des dossiers du FSB relatifs à Soros. Plusieurs documents diplomatiques pourraient mettre en lumière des manœuvres de l’oligarque visant à saper le processus de paix en Ukraine. Si tel est le cas, l’oligarque tomberait sous le coup de l’ordre exécutif du 6 mars 2014, signé – ironie de l’histoire – par son ami Obama.

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