Quand Goldman Sachs débarque dans l’administration Trump

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Eh oui, qui l’eut cru ? Le président-élu Donald Trump a demandé à Gary Cohn, directeur général adjoint de la banque Goldman Sachs, de diriger le Conseil national économique de la Maison Blanche.

Donald Trump avait pourtant reproché à ses rivaux tout au long de la campagne d’être tenu par la fameuse banque d’affaires, fustigeant ainsi leur manque d’indépendance.

En effet, Hillary Clinton en avait pris pour son grade lorsque Donald Trump lui avait demandé de justifier les discours très bien rémunérés qu’elle avait tenu plus d’une fois à Goldman Sachs. Mais c’était aussi Ted Cruz, son rival à la primaire républicaine,  qui s’était vu reprocher le fait que sa femme était employée dans cette même banque.

L’annonce de la nomination d’un ancien de Goldman Sachs peut donc paraitre assez hypocrite.

Eh oui, d’autant que ce n’est pas la première. Mais oui souvenez-vous, Steve Mnuchin a déjà été choisi pour le poste de secrétaire au Trésor, et Stephen Bannon pour le poste de stratège en chef. Tous deux sortis tout droit de l’importante banque d’affaire.

Cela ne veut pas dire pour autant qu’il est tenu par la banque d’investissement.

Tout à fait, cela veut surtout dire que certaines choses fonctionnent bien et qu’il n’y a pas lieu de les changer. Depuis que le Conseil national économique a été créé sous l’administration Clinton, tous ses directeurs ou presque sont passés par Goldman. On se rappelle notamment de Robert Rubin sous l’administration Clinton ou de Stephen Friedman sous l’administration Bush. Pour un cadre important de Goldman Sachs terminer sa carrière au Conseil national économique n’a rien de surprenant.

Mais en quoi consiste concrètement le travail du directeur de ce Conseil ?

Il a pour but de coordonner la politique économique gouvernementale. Concrètement cela veut dire deux choses. Tout d’abord être un souffleur de l’administration auprès du secteur privé : parler aux PDG, fédérer du soutien extérieur pour la mise en place de certaines mesures, rassurer les inquiets des politiques mises en place… Mais aussi, Cohn va devoir jouer le rôle d’arbitre pour les luttes d’influence au sein de l’administration. En somme, c’est comme être le PDG d’une grande banque d’investissement… Au salaire près bien sûr  😉 .

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