Etat d’urgence : vers une prolongation jusqu’aux présidentielles

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Le premier ministre Manuel Valls en déplacement au Royaume-Uni a évoqué les mesures d’exception en vigueur depuis les attentats de l’année dernière : « Il est difficile aujourd’hui de mettre fin à l’état d’urgence. D’autant plus que nous allons nous engager dans une campagne présidentielle dans quelques semaines avec des meetings, avec des réunions publiques. Donc il faut aussi protéger notre démocratie ».

Une prolongation qui devrait être effective en janvier.

Comment a réagi la classe politique à cette annonce ?

L’opposition n’est pas unanime quant à cette annonce. George Fenech, député du Rhône et président de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats 2015 a exprimé ses doutes : « L’état d’urgence a montré toutes ses limites et ne permet plus d’avoir des enquêtes approfondies sur les réseaux djihadistes ».

Jean-Luc Mélenchon s’est montré lui aussi sceptique : « Si c’est tout le temps l’état d’urgence, ça veut dire qu’il n’y en a plus. Qu’est-ce que ce sera après ? La super-urgence ? ».

En revanche Bruno Le Maire a salué la décision de Manuel Valls.

A quoi sert réellement l’état d’urgence ?

Son bilan est controversé. S’il a facilité les perquisitions administratives, permettant la saisie de nombreuses armes à feu, le dispositif n’a pas empêché l’attentat de Nice, où le meurtre du père Hamel, par exemple.

En revanche il est probable que cet état d’urgence soit un instrument servant les intérêts de l’Etat profond. Un scénario improbable consisterait en l’annulation des élections en cas de force majeure, débouchant sur un gouvernement d’union nationale face à la montée populiste représentée en France par le Front National.

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